Mis à jour le 16 septembre 2026

L'essentiel

En 2026, une dératisation professionnelle ponctuelle se situe le plus souvent entre 150 et 300 € TTC pour un logement, et peut dépasser 400 à 500 € pour une grande maison, un local professionnel ou une infestation installée. Le prix dépend de l'espèce, de la surface, de l'ampleur de l'infestation et des travaux d'hermétisation nécessaires. Un tarif sérieux s'établit après diagnostic.

Les fourchettes de prix observées en 2026

Il n'existe pas de tarif réglementé : chaque professionnel fixe ses prix. Les ordres de grandeur ci-dessous sont ceux que publient les comparateurs de travaux et les entreprises du secteur, en Bretagne comme ailleurs. Ils servent à repérer un devis anormalement bas ou élevé, pas à remplacer un chiffrage.

SituationOrdre de grandeur TTCCe qui fait monter le prix
Appartement (studio à T3)150 à 250 €Parties communes touchées, accès aux gaines techniques
Maison individuelle200 à 400 €Combles, vide sanitaire, dépendances, nombre de points d'entrée
Grande maison ou longère avec dépendances300 à 500 € et plusMurs anciens à double paroi, greniers multiples, bâtiments annexes
Local professionnel, commerce alimentaireÀ partir de 400 €, ou contrat annuel sur devisNombre de postes, fréquence des passages, traçabilité exigée
Sources : fourchettes publiées en 2026 par des comparateurs de travaux et des entreprises de dératisation (dont des prestataires intervenant en Côtes-d'Armor, qui annoncent entre 100 et 400 € pour une intervention résidentielle standard). Ordres de grandeur, le devis fait foi.

Rats ou souris : un écart de prix modeste

Les tarifs d'entrée publiés pour les souris sont généralement un peu inférieurs à ceux des rats : les dispositifs sont plus petits et la pose plus rapide. En pratique, l'écart se réduit vite. Une population de souris installée dans plusieurs cloisons demande un maillage dense de pièges et plusieurs passages, alors qu'un rat isolé dans un garage se règle parfois en une intervention. Pour comprendre les différences de méthode, voir nos pages dératisation des rats et dératisation des souris.

Ce qui fait varier le prix d'une dératisation

Deux logements de même surface peuvent recevoir des devis très différents. Voici les critères qu'un professionnel prend en compte.

  • L'ampleur de l'infestation. Quelques indices récents ou une colonie installée depuis des mois : le nombre de dispositifs et de passages n'est pas le même.
  • La surface et la configuration. Combles, vide sanitaire, cave, garage, dépendances : chaque zone à traiter ajoute du temps.
  • L'accessibilité. Un comble perdu sans trappe, un doublage à ouvrir ou une gaine technique difficile d'accès allongent l'intervention.
  • L'hermétisation des points d'entrée. Reboucher des passages de canalisation, poser des grilles sur les aérations ou traiter un bas de porte est souvent chiffré à part, par point traité.
  • Le nombre de visites de contrôle. Un seul contrôle ou un suivi sur plusieurs semaines.
  • Les contraintes du lieu. Présence d'enfants, d'animaux ou de denrées : le recours aux pièges mécaniques plutôt qu'aux appâts peut demander plus de passages.
  • L'urgence et les horaires. Une intervention en soirée ou le week-end peut être majorée.

Le cas du bâti costarmoricain

Dans les maisons en pierre, les longères et les maisons de bourg, les murs épais à double paroi et les combles aménagés tardivement multiplient les cheminements possibles. Le diagnostic y est plus long, et l'hermétisation plus fastidieuse que dans un pavillon récent. C'est une des raisons pour lesquelles un prix « au téléphone » sans visite reste indicatif.

Vous voulez savoir où se situe votre situation dans ces fourchettes ?

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Ce que doit contenir un devis de dératisation

Un devis clair permet de comparer les offres sur des bases identiques. Vérifiez qu'il précise :

  • l'espèce identifiée (rat brun, rat noir, souris, mulot) et les zones concernées ;
  • la méthode retenue : postes d'appâtage verrouillés, pièges mécaniques, ou les deux ;
  • le nombre de dispositifs posés et de visites de contrôle prévues ;
  • les travaux d'hermétisation inclus ou chiffrés en option ;
  • le prix TTC, le taux de TVA appliqué et les éventuels frais de déplacement ;
  • la remise d'un certificat de traitement à l'issue de l'intervention.

Les pièges à éviter

Le secteur de la lutte contre les nuisibles fait régulièrement l'objet d'alertes pour démarchage abusif. Quelques réflexes simples :

  • Méfiez-vous des prix d'appel très bas annoncés sans aucune question sur votre situation : le montant final est souvent sans rapport.
  • Refusez de payer la totalité avant l'intervention et exigez un devis écrit avant tout commencement de travaux.
  • Vérifiez l'identité de l'entreprise : raison sociale, numéro SIRET, adresse. Un professionnel qui applique des produits rodenticides doit par ailleurs détenir le certificat individuel Certibiocide.
  • Prenez le temps : sauf danger sanitaire immédiat, une dératisation peut attendre le temps de comparer deux devis.

Faire soi-même : un vrai calcul

Pièges mécaniques, boîtes d'appâtage et répulsifs se trouvent facilement en magasin, pour quelques euros à quelques dizaines d'euros pièce. Pour une souris repérée tôt, c'est souvent suffisant. Le calcul change quand l'infestation est installée :

  • les rats se méfient des objets nouveaux et évitent les pièges mal placés ;
  • les achats successifs s'additionnent sans résultat durable ;
  • les accès restent ouverts, et de nouveaux rongeurs prennent la place ;
  • les appâts mal sécurisés présentent un risque pour les enfants et les animaux domestiques.

Les ultrasons et répulsifs olfactifs, très vendus, n'ont pas fait la preuve d'une efficacité durable : les rongeurs s'y habituent. Ils ne remplacent ni le piégeage, ni l'hermétisation.

Qui paie la facture ?

Chez un propriétaire occupant, la question ne se pose pas. En location, c'est en principe au bailleur de prendre en charge la dératisation, sauf faute du locataire. En copropriété, le syndic gère les parties communes. Toutes les règles sont détaillées dans notre guide dératisation : locataire ou propriétaire ?